Tigré. Loin des regards, les carnages se multiplient en Éthiopie

Courrier international (Paris)
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En décembre, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed avait annoncé que la guerre était finie dans le nord du pays. Mais des images satellites révélées par Bloomberg révèlent des attaques systématiques contre des camps de réfugiés, tandis qu’une nouvelle région, frontalière du Soudan, s’embrase.

Officiellement, c’est une guerre éclair qu’a menée le gouvernement éthiopien dans la région dissidente du Tigré, dans le nord du pays. Le 28 novembre, trois semaines après le début des hostilités, le Premier ministre et Prix Nobel de la paix Abiy Ahmed déclarait la victoire de ses troupes après la chute de Mekele, la capitale de la région.

Un mois et demi plus tard pourtant, la situation semble loin d’être apaisée. Les informations émanant du Tigré restent parcellaires, alors que les journalistes n’ont toujours pas accès à la zone. Le 9 janvier néanmoins, Bloomberg publiait des images satellite montrant des destructions récentes dans deux camps de réfugiés.

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Dans le camp de Shimelba, les images montrent ainsi des terres roussies, qui suggèrent des attaques au mois de janvier, note Bloomberg. D’après l’analyse du réseau DX Open Network, une organisation non gouvernementale britannique, un entrepôt du Programme alimentaire mondial ainsi qu’une école ont été incendiés. À trente kilomètres de là, dans

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