Tierno Monénembo – Bons baisers de Kaboul !

·1 min de lecture
Depuis leur prise du pouvoir à la mi-août, les talibans se sont efforcés d'afficher une image d'ouverture et de modération, face aux craintes d'un retour du même type de régime fondamentaliste et brutal que lorsqu'ils étaient au pouvoir entre 1996 et 2001. L'éducation des filles et des femmes était alors interdite.
Depuis leur prise du pouvoir à la mi-août, les talibans se sont efforcés d'afficher une image d'ouverture et de modération, face aux craintes d'un retour du même type de régime fondamentaliste et brutal que lorsqu'ils étaient au pouvoir entre 1996 et 2001. L'éducation des filles et des femmes était alors interdite.

Les scènes de panique et de désespoir qui nous arrivent de Kaboul ne relèvent pas comme on pourrait le penser de l?insoutenable, elles relèvent de l?ordinaire. Elles dégagent la même intensité dramatique qu?une chute de vélo, la même valeur émotive qu?un match de football.

De nos jours, plus rien ne choque.

En direct, sur nos écrans, dans l?indifférence générale, voilà que l?ignorance prive tout un peuple du plaisir de vivre ! En Afghanistan encore une fois, les femmes ne verront plus les oiseaux et les fleurs, elles n?auront plus le droit d?aimer, de se faire aimer, de montrer leur visage, de sortir en toute liberté. Elles ne pourront gagner la rue que dans la main d?un tuteur fût-il le fils, le frère, le mari ou le domestique. Elles n?auront plus accès à l?instruction et peut-être même plus aux soins. Adieu à tous ces menus plaisirs qui font qu?une femme est une femme : les perles, les bijoux, les belles robes, les belles coiffures, la manucure, le rouge à lèvres, la jouissance de voir et d?être vue ! Elles passeront leurs journées entre quatre murs, elles évolueront dans l?espace public, enfermées dans une burqa, je veux dire dans une camisole de force. C?est le prix du bonheur qu?on leur promet là-bas dans les prairies du bon dieu, « le paradis à crédit », pour dire ce que disait ce merveilleux bouffeur de curés ? ou plutôt de mollahs ? que fut Omar Khayyam.

Le pire, c?est que, dans cette lâcheté générale, cette flagrante « non-assistance à peuple en dang [...] Lire la suite

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles