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Tibet: «La Chine va imposer un faux successeur au Dalaï Lama»

Le 31 mars 1959, le Dalaï Lama arrivait en Inde, avec au moins 80 000 Tibétains dans son sillage. Ils avaient dû fuir Lhassa, à la suite du soulèvement du 10 mars 1959, écrasé dans le sang par la Chine. L’exil du chef spirituel bouddhiste des Tibétains, âgé de 88 ans, dure jusqu'à aujourd'hui. Qui lui succédera un jour ? De nombreux Tibétains craignent que Pékin ne désigne son propre Dalaï-Lama dans le but de renforcer son contrôle sur le Tibet.

Entretien avec Katia Buffetrille, tibétologue et anthropologue, autrice de nombreux ouvrages sur le Tibet.

RFI : Que signifie cette date de l’arrivée du Dalaï Lama en Inde pour les Tibétains ?

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Aujourd'hui, le chef spirituel bouddhiste est âgé de 88 ans. La question de sa succession est de plus en plus pressante, et les grandes manœuvres politiques ont déjà commencé. Quel est, selon vous, le scénario le plus probable ?

L’un sera donc choisi par les Tibétains, l’autre par la Chine ?

L'actuel Dalaï Lama a toujours incarné la résistance à l'annexion et à la mainmise brutale de la Chine. Sans lui, les Tibétains doivent-ils craindre davantage le diktat de Pékin ?

Au Tibet même, le programme à marche forcée de la sinisation va-t-il se poursuivre ?


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