Thomas de Pourquery, cosmic trip

Libération.fr

Le saxophoniste barbu et un brin barré, bouillonnant fidèle de Sun Ra, sort avec son sextette Supersonic l’album «Sons of Love».

C’

était il y a cinq ans. Thomas de Pourquery faisait décoller à Banlieues Bleues son Supersonic : mieux qu’un hommage au visionnaire Sun Ra, cet équipage promettait de rallumer la flamme d’un jazz «cosmique». Las, retard à l’allumage, il faudra attendre quelques réglages pour que l’affaire prenne tout son bon sens, en 2014, lors du lancement du disque dédié au stratosféérique compositeur de Space Is The Place. En maître de céans, le saxophoniste au look de pope-star, espèce de Moondog à la française, enchantait l’assistance du Studio de l’Ermitage. Dès lors, le sextette n’a plus cessé de tourner, d’irradier, salué même d’une Victoire du jazz. La preuve que le jazz «spirituel» longtemps moqué par les gardiens du temple était de nouveau en odeur de sainteté.

Prise directe. D’esprit, le polymorphe Pourquery - au micro, il devient hurleur de blues, crooner classieux, soul brother, scatteur en extase, disco-boy aussi… - n’en manque pas, et c’est ce qui l’a guidé à ne surtout pas embrayer par un second volume.

Même si l’aura de Sun Ra est toujours là, «au-dessus de tout ça», il ne savait comment trouver la flamme qui lui permette de repartir en studio. Jusqu’à ce qu’il ait l’étincelle, comme dans un rêve. «Au réveil, tout est clairement apparu. Ça m’a ouvert des portes que je ne soupçonnais pas. L’idée d’une vibration qui s’est amplifiée…» Thomas y croit, et nous avec. Lui s’entend désormais comme un enfant du soleil. Quitte à «emmerder les rabat-joie» qui le voient tel un étendard d’un mysticisme illuminé. Du tutélaire pilote de l’Arkestra, le Français a retenu le goût pour transcendance, l’idée que les fréquences savent danser, le désir de communier dans l’instant. C’est ainsi qu’après ce songe d’une nuit de février 2016, il a su qu’il était temps de souffler de nouveaux «feux de joie», sur la base de courts prétextes, à développer en toute (...) Lire la suite sur Liberation.fr

En prison, le jazzman Vincent Courtois libère les démons
Ceci n’est pas une reformation
Laraaji, les mystérieuses cithares d’or
Sonic Protest, expérience live
Opel-PSA, mariage confirmé

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages