Thomas Pesquet : «L'espace, c'est une drogue dure»

Aline Gérard
L'image de star, trop peu pour lui. Thomas Pesquet n'a qu'une hâte : «[me] remettre au boulot»

A peine rentré sur Terre, l'astronaute Thomas Pesquet est prêt à repartir. A voir les photos qu'il publie ce jeudi dans un livre, on comprend pourquoi.


Il a retrouvé sa taille d'origine (1, 84 m) après avoir gagné 2,5 cm. Il a même réussi à prendre cet été trois semaines de vacances — les premières depuis 2013 — et veut écrire le récit de son aventure dans l'espace. Il a aussi le projet d'un livre pour les enfants. Cinq mois après son atterrissage dans la steppe kazakhe, Thomas Pesquet, 39 ans, est en pleine forme. « Prêt à repartir en mission dès qu'on [lui] proposera. »

En attendant de reprendre à plein temps le travail à l'Agence spatiale européenne (ESA) à partir de janvier, l'astronaute signe une superbe compilation de 300 images qu'il a prises depuis l'espace durant les six mois passés à bord de la Station spatiale internationale (ISS), dans le cadre de la mission Proxima. « Ces photos sont destinées à faire prendre conscience de cette magnifique et fragile oasis qu'est la Terre », explique-t-il.

Avez-vous la nostalgie de votre séjour ? L'espace, c'est une drogue dure ?
Thomas Pesquet.
Oui, forcément. Cela me manque. A bord de l'ISS, dès que j'avais cinq minutes de libres, j'allais m'isoler dans la Cupola, cette coupole vitrée d'où j'ai pris 85 000 photos. Au début, je trouvais la Terre splendide, sans défaut. Ce n'est qu'au fil des jours que j'ai commencé à m'apercevoir de la dégradation de l'embouchure de certains fleuves, des ravages de la déforestation, notamment en Amérique du Sud : de véritables coupes au rasoir dans un océan vert.

Vous avez été accueilli à votre retour en rock star. Cette popularité vous pèse-t-elle ?
C'est vrai que depuis, tout est très intense, je cours d'un avion à l'autre. Toutes ces sollicitations, c'est à la fois bizarre et touchant. Quand les gens m'accostent ici, c'est plutôt cool, mais heureusement que (...)

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