Thomas Pesquet dans l’ISS : dernière escale avant la Lune ?

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L’astronaute français entame un deuxième séjour de six mois dans la Station spatiale internationale. Parmi les nombreuses expériences qu’il réalisera, plusieurs concernent directement le retour des humains sur la Lune. Cet extrait est issu de Sciences et Avenir - La Recherche 891, qui sort en kiosque le 22 avril 2021.

Après un premier séjour dans la Station spatiale internationale (ISS) entre novembre 2016 et juin 2017, le rêve spatial de l’astronaute français Thomas Pesquet reprend vie. Si tout se passe comme prévu, le 22 avril au petit matin () il sera parti pour entamer un deuxième séjour de six mois à bord de l’ISS. Un second voyage au goût d’inédits. Tout d’abord, fini le voyage dans le vaisseau russe Soyouz qui l’avait transporté pour son premier vol depuis la base de Baïkonour au Kazakhstan. Place à la capsule américaine Crew Dragon, propulsée par le lanceur Falcon 9 de l’entreprise privée SpaceX depuis le pas de tir d’Apollo 11, sur la base spatiale de cap Canaveral (Floride).

Le contraste est saisissant. En lieu et place d’un habitacle conçu par les Soviétiques au début des années 1960, dans lequel l’équipage comprimé appuyait sur des boutons à l’aide de baguettes, des écrans tactiles sur lesquels pianotent des pilotes assis confortablement dans des fauteuils illuminés par des éclairages LED, le tout dans un sobre habillage blanc et noir. Elon Musk, le fantasque fondateur de SpaceX (également à la tête des automobiles électriques Tesla), est passé par là : il a rhabillé le spatial d’atours design, avec moult clins d’œil à la science-fiction du 20e siècle.

La vision d’Elon Musk repose sur le "réutilisable"

Autre originalité inédite : . Pour optimiser les coûts, la vision d’Elon Musk repose en effet sur le "réutilisable". Une doctrine qui s’appliquera pour la première fois à une capsule habitée. Le Français vêtu d’une combinaison spatiale au look futuriste embarquera avec les Américains Shane Kimbrough, Megan McArthur, le Japonais Akihiko Hoshide, dans la même capsule qui a emmené quatre astronautes vers la station le 16 novembre 2020. "Il y a eu quelques modifications dans les systèmes de protection, mais c’est réellement le même véhicule qui doit revoler, affirme Benji Reed, directeur de SpaceX. L’objectif est en effet d’aller vers une routine semblable à celle que l’on [...]

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