Thomas Lilti, médecin et réalisateur : "On vit dans un pays où l’on méprise nos soignants"

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Le cinéaste de “Hippocrate” et de “Médecin de campagne” sort son premier livre : “Le serment”. Un récit puissant où il évoque ses débuts dans la médecine, son passage derrière la caméra et… son retour à l’hôpital en tant que docteur lors du premier confinement. Entretien.

Janvier 2020, dans une aile désaffectée de l’hôpital Robert Ballanger à Aulnay-sous-Bois. Thomas Lilti met en scène la seconde saison de “Hippocrate”, sa série sur la médecine diffusée sur Canal +. L’épidémie et le premier confinement interrompent le tournage de cette fiction qui ausculte les réalités douloureuses de l’hôpital d’aujourd’hui. Thomas Lilti, qui fut docteur avant de devenir réalisateur, décide alors de reprendre du service et de renfiler la blouse blanche dans le même hôpital. Il évoque aujourd’hui cette expérience dans Le serment, un récit où il revient également sur son parcours de cinéaste et de médecin.Marianne : Quand vous renouez avec la pratique médicale l’an dernier, vous découvrez, écrivez-vous, " un hôpital qui se fissure de partout ". Quels sont les symptômes de cet effondrement ?Thomas Lilti : Ce constat ne date pas d’hier et je l’avais déjà dressé dans mes films comme dans la première saison de la série “Hippocrate”. En revenant du côté des soignants, après dix ans sans pratiquer, je me suis aperçu à quel point ces derniers étaient épuisés, ce qui rend d’autant plus admirable leur dévouement exemplaire. C’est d’autant plus touchant quand on connaît le peu de...

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