Thomas Lilti : « Le Covid n’est qu’une catastrophe de plus dans l’hôpital public »

Par Jean-Luc Wachthausen
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Thomas Lilti pendant la présentation de son film « Première Année ».
Thomas Lilti pendant la présentation de son film « Première Année ».

« Je me suis interdit de commenter les décisions politiques et sanitaires qui ont été mises en place, prévient d'emblée Thomas Lilti à l'occasion de la parution de son récit, Le Serment. Les médecins, on les a beaucoup entendus sur les plateaux de télévision. Ils se sont trompés, contredits entre eux et, finalement, ils ont un peu abîmé la parole scientifique auprès des Français, qui ont perdu confiance. Pour ne pas être trop sévère, j'ai l'impression que les hommes politiques et les médecins du conseil scientifique ? qui ne sont pas sur le terrain ? se sont retrouvés face à une situation inconnue, imprévisible, dans un système hospitalier très abîmé. D'où notre impuissance face à ce virus. »

Le constat est amer mais pas nouveau pour cet ancien généraliste devenu cinéaste à succès (avec sa trilogie Hippocrate, Médecin de campagne et Première Année) qui montrait le désarroi du personnel médical et les carences du système hospitalier. « Pendant mes études, j'ai bien vu que l'hôpital était en grande difficulté. J'ai assisté à son délitement que j'ai raconté dans la saison 1 d'Hippocrate notamment la souffrance au travail des soignants, mal considérés et non valorisés. Je n'ai donc pas été surpris par ce que j'ai vécu récemment. »

Le même scénario en 2003

Thomas Lilti se souvient notamment de la crise de la canicule en 2003, avec les hôpitaux débordés et pris de court. Le scénario catastrophe était déjà là et, 17 ans plus tard, c'est la même histoire. Pour lui [...] Lire la suite