Thionville: prison ferme requise pour trois trafiquants de lionceaux

PHOTO D'ILLUSTRATION - Shaun Curry - AFP
PHOTO D'ILLUSTRATION - Shaun Curry - AFP

Le parquet de Thionville a requis ce jeudi jusqu'à neuf mois de prison ferme contre trois hommes accusés d'avoir détenu puis abandonné deux lionceaux, a-t-on appris auprès de l'avocat d'une association de défense des animaux, partie civile au procès.

Le parquet a requis 10 mois de prison dont six avec sursis pour un des prévenus, 15 mois dont six avec sursis pour un autre et neuf mois ferme pour le troisième. Il a aussi demandé des amendes de 3000 euros chacun, a précisé l'avocat Patrice Grillon, qui représente l'association Stéphane Lamart.

Les trois hommes étaient jugés pour détention et transport d'espèce non-domestique sans autorisation, et abandon d'animal. Ils encourent jusqu'à trois ans de prison ferme et 150.000 euros d'amende.

Des réquisitions saluées par Patrice Grillon, qui souhaite voir les prévenus condamnés "pour que les gens n'aient plus envie de recommencer ce type de trafic" et "qu'ils comprennent que quand on méconnaît la loi qui protège les animaux, tôt ou tard, ça se paye".

Chaque lionceau devait être revendu illégalement "quelques milliers d'euros"

En décembre 2019, les trois hommes avaient abandonné les deux félins, âgés d'environ quatre mois et prénommés Simba et Nala, devant un parc animalier des Bouches-du-Rhône, dans des cages de transport pour chats.

Les lionceaux avaient ensuite été recueillis par l'association Tonga terre d'accueil, spécialisée dans la prise en charge d'animaux sauvages, a précisé l'association Stéphane Lamart dans un communiqué.

Les trois hommes étaient en lien avec le rappeur Lacrim, propriétaire des lionceaux mais qui voulait "s'en débarrasser", a expliqué Patrice Grillon. Le rappeur, qui n'est pas mis en cause dans l'affaire, les avait donc confiés aux prévenus, "à charge pour eux de les vendre", chaque lionceau pouvant se revendre illégalement "quelques milliers d'euros".

Les gendarmes de Metz, qui enquêtaient sur l'affaire, s'étaient alors fait passer pour de potentiels acheteurs: la transaction n'ayant pas abouti, les trois hommes avaient pris la décision d'abandonner les félins, a expliqué Patrice Grillon.

Les trois prévenus ont raconté à la barre avoir voulu "rendre service" à ce rappeur, mais pour Patrice Grillon, "tout ça n'est pas très convaincant". Le jugement a été mis en délibéré au 7 juillet.

Article original publié sur BFMTV.com

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles