Thierry Samitier accusé d'agressions sexuelles

Ancien candidat à

VIOLENCES SEXUELLES - Le rideau tombe. Jouée au théâtre Daunou à Paris depuis le mois de novembre 2018, la pièce “Boeing Boeing” avait été arrêtée en mars dernier de manière inopportune. Mediapart révèle ce mardi 8 octobre les raisons. L’un de ses comédiens, l’acteur de 55 ans Thierry Samitier, est accusé d’agressions sexuelles.

“C’est à la suite de l’arrêt maladie de deux comédiennes, qui ont déposé chacune une main courante l’hiver dernier, que les représentations ont été interrompues, est-il écrit dans l’article. Leurs récits sont confirmés par plusieurs autres acteurs de ‘Boeing Boeing’, dont l’ancien footballeur et désormais comédien Frank Lebœuf.”

Elles accusent entre autres l’acteur d’avoir tenu des propos déplacés et d’avoir introduit sa langue lors de baisers sur scène, sans leur consentement. D’après leurs récits, que le site d’information a retranscrits, tout “a commencé graduellement”. Aux compliments du début se sont troqués des comportements de plus en plus tactiles. 

“Pourquoi t’as peur de moi?”

L’une d’elle se souvient d’un épisode glaçant survenu un soir de répétition. “J’étais penchée pour accéder au miroir, se rappelle Inès, 39 ans. Thierry est arrivé derrière et a collé son sexe contre mes fesses en me disant ‘pourquoi t’as peur de moi?’ avec un ton très pervers et il riait. Je l’ai regardé méchamment et je me suis décalée, et je suis ensuite sortie de la loge.”

Quelques jours plus tard, il récidive à la machine à café. “Derrière le plateau, il m’a coincée contre le mur, en me disant ‘ta beauté me trouble, qu’est-ce qui nous arrive ?’ et il a essayé de m’embrasser. J’ai poussé son bras et je suis partie rapidement.”

Lorsque les représentations commencent, la situation se dégrade. Devant le public, Thierry Samitier profite d’une scène de baisers pour “mettre sa langue lorsqu’il devait m’embrasser dans le cadre de la pièce, [...] à plusieurs reprises”, note l’une des comédiennes. Elles avertissent le metteur en scène et, quelques mois plus tard,...

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