Thierry Lhermitte a "beaucoup souffert" sur le tournage du Dîner de cons : "Il allait pleurer dans la loge de la maquilleuse"

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ALPE D'HUEZ, FRANCE - JANUARY 18: Thierry Lhermitte attends the 25th L'Alpe d'Huez International Comedy Film Festival - Day Two on January 18, 2022 in Alpe d'Huez, France. (Photo by Arnold Jerocki/Getty Images)
Thierry Lhermitte a "beaucoup souffert" sur le tournage du Dîner de cons : "Il allait pleurer dans la loge de la maquilleuse"(Photo by Arnold Jerocki/Getty Images)

Ce dimanche 26 juin 2022, TF1 diffuse "Le Dîner de cons ". Un film cultissime porté par Thierry Lhermitte et le regretté Jacques Villeret. Pour autant, derrière le succès sur grand et petit écran se cachent des conditions de tournage épuisantes. Et c’est Thierry Lhermitte qui en a souvent parlé…

L’histoire d’un "Dîner de cons", c’est au départ celle d’une bande d’amis qui prend plaisir à perpétuer une drôle de tradition : organiser un dîner hebdomadaire au cours duquel chacun amène avec lui le parfait imbécile, afin de faire rire l’assemblée. Pour ce synopsis osé, le réalisateur du film, Francis Veber, avait fait appel en 1998 à deux grands noms de la comédie : Thierry Lhermitte dans le rôle de Pierre Brochant, un éditeur en vogue et méprisant, et Jacques Villeret dans celui de François Pignon, un sympathique comptable, quoiqu'un brin exaspérant. La suite, tous les Français la connaissent : la soirée se transforme en un énorme fiasco.

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"On ne s’est pas amusés du tout"

Si le film a connu un énorme succès dans les salles obscures, et a même eu droit à son remake américain en 2010, "The Dinner", Thierry Lhermitte n’en garde pas que de bons souvenirs. À cette époque, Francis Veber est déjà le talentueux réalisateur que l’on connaît, mais se traine aussi une réputation de dur à cuir à l’exigence très affirmée lorsqu’il s’agit de gérer les acteurs qui tournent sous l’oeil de sa caméra. Habitué aux facéties de la troupe du Splendid, Thierry Lhermitte avait lui aussi déjà une belle filmographie derrière lui au moment de tourner dans "Le Dîner de cons", avec des comédies cultes comme "Les Bronzés", "Le Père Noël est une ordure" ou encore "Les Ripoux".

Mais expérience ou pas, le comédien ne s’attendait pas à ce que le tournage du film de Francis Veber soit aussi... éprouvant. "C’est très dur. On est aux ordres, un instrument entre les mains de Francis" confiait-il déjà en 1998. Le réalisateur lui-même l’avait avoué : "Sur le tournage, on ne s’est pas amusés du tout. C’est tellement mathématique de réaliser une comédie aussi calibrée."

Plusieurs années après la sortie et le succès du film, Thierry Lhermitte garde toujours ce souvenir doux-amer, comme il l’expliquait sur le plateau de C à vous : "C’était dur parce que Francis Veber, il veut entendre ce qu’il a écrit. Moi je n’étais pas habitué à ça, j’ai beaucoup souffert, mais j’ai beaucoup appris." Car pas question pour l’acteur, aujourd’hui âgé de 69 ans, de tirer à boulets rouges sur Francis Veber, peu importe son tempérament : "Il veut le sens de ce qu’il a écrit. Et le sens, il sort par la musique. Il veut entendre ça et pas un truc qui vous arrange parce que vous savez bien le faire (…) Franchement, c’est lui le chef d’orchestre de ce chef-d’œuvre de culture populaire" précisait-il.

"Il allait pleurer dans la loge de la maquilleuse"

Aujourd’hui, Francis Veber a 84 ans, et sa réputation le précède brillamment. À l’origine de nombreuses comédies à succès en plus du "Dîner de cons", comme "La Chèvre", "Les fugitifs" ou encore "Les Compères" et "La doublure", le réalisateur a toujours assumé sa façon de travailler millimétrée, et son franc-parler qui frise souvent les limites de la bienséance. Par exemple, en 2021 dans un entretien accordé à la revue "Schnock", Francis Veber s’en était pris à Luc Besson, avec qui il a pourtant collaboré : "J'ai fait beaucoup de choses différentes. 'Le Grand Bleu', par exemple, c'était un camembert sans boîte, de 300 pages. J'ai rassuré Besson qui se demandait ce que j'allais faire dans ses abysses. On s'est très bien entendu. Il se prend pour un scénariste mais il est totalement illettré" lâchait-il.

Quant à sa réputation d’homme sans filtre sur les plateaux de tournage, Francis Veber assume : "Quand vous êtes auteur-réalisateur, vous avez une musique dans la tête. Tant que vous n'avez pas votre musique, vous recommencez. J'ai fait 45 prises avec Depardieu sur 'Tais-toi' et 37 avec Auteuil sur 'Le Placard'. Ils sont patients !" Et puis il y a aussi Thierry Lhermitte.

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Dans les colonnes de "Schnock", le réalisateur était ainsi revenu sur une anecdote au sujet de l’acteur lors du tournage du "Diner des cons". "Il n'était pas dirigé avec ses copains du Splendid, on les laissait faire leurs trucs, ils savaient où étaient les rires. Avec moi, il était perdu, il allait pleurer dans la loge de la maquilleuse." Des paroles incisives à l’encontre de Thierry Lhermitte qui vous laissent imaginer l’ambiance sur le plateau…

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