Thierry Breton dément avoir perçu 45 millions d'euros de la vente de ses actions Atos

Romain Herreros
Thierry Breton sur le plateau de BFMTV

POLITIQUE - Il s’attendait visiblement à être interrogé sur le sujet. Ce lundi 2 décembre sur BFM TV, Thierry Breton, nouveau commissaire européen au Marché unique et au numérique, a été questionné par Jean-Jacques Bourdin sur la vente de ses actions après sa démission d’Atos, géant du numérique dont il était le PDG

Au moment de sa candidature, les détracteurs du choix d’Emmanuel Macron pointaient le fait que l’ancien ministre s’était considérablement enrichi en quittant cette firme, laquelle avait plusieurs fois bénéficié de subventions européennes. Selon l’Autorité des marchés financiers, ses 579.705 actions Atos représentaient une valeur de 40 millions d’euros au cours actuel.

“C’est trop facile”

À ceci s’ajoutent les actions qu’il détenait au sein de l’ancienne filiale Worldline, représentant cette fois la somme de 5,7 millions. Ce faisant, les opposants à sa candidature martelaient le chiffre de 45 millions d’euros pour alimenter les soupçons de conflits d’intérêts le concernant.

“C’est trop facile, et ce n’est pas vrai”, s’est défendu le commissaire européen, avant d’inverser les rôles avec le journaliste. “Combien on paie d’impôt là-dessus? Dites-moi un chiffre”, a interrogé Thierry Breton, avant de laisser entendre que le taux applicable pour la vente d’actions se situait autour de 70%. 

“Il suffit de regarder dans le rapport annuel. Vous avez le nombre d’actions que j’ai acquises, et pour certaines achetées. Vous appliquez le taux que je viens d’évoquer, et vous avez le montant”, a-t-il poursuivi. 

Sans rentrer dans les subtilités du droit fiscal, l’entourage de Thierry Breton avait fait une évaluation sur le taux applicable à la cession de ses actions. Un chiffre ”à hauteur de 62%” (et donc pas 70%), selon le site spécialisé boursier.com. Ce qui fait tout de même 27,9 millions d’euros.

À noter que ce...

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