Thibaut Pez, nouveau bonbon romantique de la chanson française

Thibaut Pez signe une pépite romantico-mélancolico-électro-pop.

Des journalistes qui fredonnent, qui chantent, à Marianne, il y en a toujours eu. Mais que l'un d'entre eux claque la porte pour en faire sa nouvelle vie, jamais. Thibaut Pézerat, lui, l'a fait. Il y a deux ans encore, il couvrait l'élection présidentielle et suivait les tribulations et les affaires de Fillon en campagne, tout en développant une sorte de schizophrénie. Dès les portes du journal passées, le journaliste politique se muait en compositeur.

Ses dix années de piano au Conservatoire revenaient l'habiter. Le jeune trentenaire a fini par s'y abandonner. Et voici qu'après avoir séduit Juliette Armanet et la plate-forme Riffx, Thibaut Pézerat, devenu Thibaut Pez, sort un EP de quatre titres autoproduits.

La voie intime et libératrice et Thibaut Pez

Une pépite romantico-mélancolico-électro-pop où l'on reconnaît l'influence d'Etienne Daho mais aussi, excusez du peu, de Radiohead, de LCD Soundsystem et même d'Hervé Guibert.

La voie intime et libératrice que trace Thibaut Pez est singulière dans la chanson française, car il ose parler sans détour de ses amours au masculin. Déçues sur l'entêtant Que tu meures, retrouvées sur le dansant Garçon formidable, complices sur le touchant Etat de grâce et esseulées sur l'aérien En altitude. Une voix qui manquait.

>> Garçon formidable, de Thibaut Pez, disponible sur Spotify, Deezer et Play Music

Lire la suite