Theresa May fait ce qu’il lui plaît

Libération.fr

La Première ministre britannique a surpris le pays et ses collaborateurs en convoquant mardi des élections anticipées pour le 8 juin. Une décision qu’elle a prise seule, pour tenter de renforcer l’hégémonie du Parti conservateur, repousser le référendum écossais sur l’indépendance et déblayer les obstacles au Brexit.

La reine était au courant depuis la veille, mais c’était probablement la seule à l’être, ou presque. Les médias, les partis politiques, les députés et même les ministres ont été totalement pris par surprise. Une fois de plus, Theresa May a décidé seule et sans consultation, confirmant la réputation qu’elle traîne depuis son passage au ministère de l’Intérieur, celle d’une femme politique extrêmement réservée et qui déteste déléguer. Certains des ministres, sortant de la réunion de cabinet qui a précédé l’annonce mardi matin de la convocation d’élections anticipées pour le 8 juin, ne cachaient pas qu’ils tombaient des nues.

Lorsque la nouvelle d’une déclaration imminente de la Première ministre sur le perron du 10, Downing Street - une chorégraphie réservée aux moments graves - est tombée, à peine une heure avant qu’elle ne se présente devant les micros, les spéculations ont fleuri, des plus vraisemblables aux plus loufoques : démission pour raisons de santé, annulation du Brexit, indépendance de l’Ecosse, annonce de la démission du Français Arsène Wenger du club de foot d’Arsenal, ou encore élections anticipées. C’est finalement la dernière option, de loin la plus logique, qui l’a emporté.

Sans un sourire, Theresa May a annoncé agir dans «l’intérêt national du pays» en convoquant des élections anticipées dans moins de sept semaines. Elle a affirmé avoir pris cette décision «récemment et avec réticence». Il n’y a effectivement guère de doutes que le choix de la Première ministre est extrêmement récent. Car elle n’a cessé, depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2016, de répéter haut et fort qu’il n’était pas question de déclencher des élections (...) Lire la suite sur Liberation.fr

Israël se dit ferme face aux détenus palestiniens en grève de la faim
Le «meurtrier de Facebook» se suicide après trois jours de traque
Jon Ossoff, l'espoir des démocrates pour «rendre furieux Trump»
Découvertes en série en Egypte
Référendum pro-Erdogan : le «choix cornélien» des Turcs d’Allemagne

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages