THEATRE. "Nobelles" : et les gagnantes scientifiques sont… ?

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Telle une véritable cérémonie de remise de prix, la pièce sur les oubliées du prix Nobel fait découvrir les travaux de femmes remarquables, telles Jocelyn Bell, découvreuse des pulsars, l’actrice Hedy Lamarr, anticipatrice du WiFi ou la brillante mathématicienne Sophie Germain... Un spectacle participatif avec musique et humour de la Comédie des Ondes, où le public intervient et dont la mise en scène rapide entraîne l’adhésion.

Silence, pantomime. Elles sont trois à l’avant-scène, sobres en justaucorps noirs. L’une a collé son œil, dirait-on, derrière un instrument invisible qui scrute la voûte céleste, quand la deuxième semble manipuler pipettes ou seringues et la troisième enregistrer des clichés. Flottement mystérieux, la salle suspend son souffle. Prière d’être attentives (attentifs) – le public était à 90% féminin, lors de la séance du 15 avril (voir « 9 dates de représentations ») que nous avons partagée avec de nombreuses lycéennes et lycéens à l’espace Reuilly (1), à Paris. Il faut découvrir l’identité de ces trois personnages. Le suspense prend fin. Comme pratiqué lors des cérémonies des oscars ou des césars, l’autrice de la pièce Anne Rougée, également actrice, révèle les noms depuis la scène : ici, la , découvreuse du premier pulsar ; là, la mettant en évidence l’existence d’un chromosome surnuméraire responsable de la trisomie 21 ; plus loin, la qui, la première, grâce à la cristallographie aux rayons X, décèle la structure hélicoïdale de la molécule d’ADN (2). Trois femmes qui auraient mérité le prix Nobel mais… ne l’ont pas reçu (2). Trois « Nobelles dérobées », selon l’épithète retenue par la Comédie des Ondes, dans son spectacle « Nobelles. Cérémonie pour les oubliées du prix Nobel » (3), qui veut faire passer les travaux de nombre de femmes scientifiques de l’ombre à la lumière.

Messages anti-préjugés

Applaudissements dans la salle. Vite, on passe à un autre tableau. Rosalind, en trench coat très british, est descendue fissa vers le premier rang de la salle expliquer en quelques phrases - avec faux accent anglais et plastique transparent éclairé par une lampe torche- ce qu’elle a compris de la double hélice d’ADN grâce au « cliché 51 » révélateur, enregistré sous sa direction au King’s College de Londres. L’heure et demie de spectacle défile ainsi avec rapidité, virevoltant à la rencontre de célèbres inconnues pour leurs qualités scientifiques, l’astuce scénique attrape-[...]

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