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Tout genre crée sa parodie, raffinée à l’extrême dans le film Shaun of the Dead, d’Edgar Wright : au début, les héros sont ainsi incapables de distinguer un zombie d’un Anglais ivre dans la rue. L’humour apporte surtout une souplesse inattendue à leur rigidité cadavérique, une couche supplémentaire de sens en faisant des zombies une métaphore absurde du passage à la maturité du personnage «adulescent» de Shaun. Ou comment reconquérir sa copine en se frayant un chemin dans une masse de morts-vivants à coups de battes de cricket.

Preuve des mutations obligatoires d’un genre : le moment où le cinéma s’interroge sur ce qui peut bien se passer dans la tête supposée vide d’un zombie. Le film Warm Bodies de Jonathan Levine présente un mort-vivant sensible, fan de vinyles et amoureux de la petite amie d’une victime dont il a dévoré le cerveau. Comme pour les séries In the Flesh ou iZombie, voici le versant optimiste de la condition zombie, où il est possible d’en découvrir les avantages et même, hérésie, pourquoi pas en guérir.

Bien avant Black Mirror - et l’épisode «White Bear» où l’humanité est contrôlée-lobotomisée par un signal de télévision -, son créateur Charlie Brooker mêlait déjà morts-vivants et critique acide des médias dans la série Dead Set : les candidats de l’émission de télé-réalité Big Brother sont coincés dans leur studio alors qu’une épidémie zombie fait rage dehors. La peur, mère de stupidité dans la Nuit des morts-vivants, fait place à l’idiocratie des deux côtés de l’écran, participant comme spectateur.

Romero n’était pas fan de The Walking Dead, qu’il qualifiait de «soap-opera avec parfois des zombies dedans mais sans critique politique ou satire». C’est l’amère victoire de la série (ou celle du succès du blockbuster plan-plan World War Z) : rendre grand public quelque chose considéré jusqu’ici comme du «mauvais genre», mais avec des morts-vivants franchement oubliables. Ce qui fait marcher la série ? Les cliffhangers et les morts arbitraires.

Romero (...)

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