« The Nightingale » : préparez-vous au choc !

Par David Mikanowski
·1 min de lecture
Ivre de vengeance après l’assassinat de sa famille, Clare (Aisling Franciosi), une immigrée originaire de l’ouest de l’Irlande, part à la recherche de ses agresseurs dans les bois pour les éliminer un par un.
Ivre de vengeance après l’assassinat de sa famille, Clare (Aisling Franciosi), une immigrée originaire de l’ouest de l’Irlande, part à la recherche de ses agresseurs dans les bois pour les éliminer un par un.

Tourné en 2017 et présenté en avant-première mondiale à la Mostra de Venise, en 2018, où il a reçu le prix spécial du jury décerné par le président du festival, Guillermo del Toro, The Nightingale, qui sort en DVD et Blu-ray, risque de provoquer un électrochoc. Il faut dire que ce film a suscité aussi des réactions très violentes lors de sa projection de presse sur le Lido au cours de laquelle certains critiques ont été pris de malaise devant sa brutalité inouïe. Pendant près de deux heures vingt, The Nightingale malmène le spectateur avec des séquences souvent insoutenables, massacres, viols à répétition, infanticides. Responsable de ce carnage ? Une réalisatrice australienne, Jennifer Kent, qui s'attaque ici à l'une des pages les plus sombres de l'histoire de son pays : les atrocités commises au début du XIXe siècle, en Tasmanie, durant la Guerre noire contre les populations aborigènes. Un passé colonial qui a laissé sur ce continent comme une tache indélébile.

D'où vient Jennifer Kent ? Née en 1969 à Brisbane, elle a commencé sa carrière comme actrice, avant de réaliser son premier long-métrage sur le tard, en 2014, avec le terrifiant Mister Babadook, qui a raflé une moisson de prix au Festival international du film fantastique de Gérardmer. Impressionné, le réalisateur de L'Exorciste, William Friedkin, se fend à l'époque d'un tweet où il avoue qu'« [il] n'a jamais vu de film aussi terrorisant. » À la façon d'une Kathryn Bigelow (Aux frontières de l'aub [...] Lire la suite