"The Mosquito Coast" et "Yellowstone" : le rêve américain en charpie

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Sur Apple TV+, les Fox veulent quitter les USA et leur psychose consumériste. Sur Salto, Kevin Costner défend son ranch contre des promoteurs immobiliers. Tristes tropismes.

Pour nos lecteurs blasés, rappelons d’abord ce que cette notion – périmée aussitôt qu’inventée – signifie. Vanté dès le XVIIe siècle par les rois d'Angleterre pour stimuler l'immigration, le rêve américain suppose que tout le monde, par son travail et sa volonté, peut réussir aux Amériques. Assez rapidement, Indiens, outlaws, magnats de tous poils ou Ku Klux Klan se sont chargés de plomber ce songe. Pourtant, des siècles après, ils sont encore des milliers à traverser clandestinement le Rio Grande pour tenter leur chance chez l’Oncle Sam.Ironiquement, dans “The Mosquito Coast” ces adeptes d’el sueño americano, les Fox les croisent dans l’autre sens. Pourchassée par la NSA – pour une raison non-révélée – et sans un sou, la famille se rend au Mexique dans l’espoir d’une vie meilleure, loin du conformisme urbanisé. Pour être plus précis, disons qu’Allie Fox, le papa, chevauche cette chimère-là. À ses trousses, il y a d’abord le fils, béat devant les talents d’inventeur de ce papa qui a créé une machine changeant le feu en glace. Puis la maman, amoureuse de son homme, qui refuse d’admettre que tout cela finira mal. Et il y a enfin la fille ado. Bridée dans sa sociabilité par un paternel refusant jusqu’à l’usage du téléphone, elle s’avoue, elle, l’imminence du désastre. Et se désole : " Comment...

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