"The Good Lord Bird", première grande série de 2021

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Cette adaptation du roman de James McBride ressuscite la figure de l’abolitionniste John Brown. Picaresque et déchirante, elle nous plonge aux sources des fractures américaines.

Il y a à peine trois ans, 20% des habitants du Vermont pensaient que leur État devrait recouvrer son indépendance. Si ce territoire, historiquement unioniste, pense ça, on vous laisse imaginer ce que donnerait pareil sondage en Alabama ou au Texas… C’est un fait : rarement depuis la guerre de Sécession (1861-1865), les Américains n’ont été autant divisés. Le conflit aux 600 000 morts reste une borne essentielle sur la frontière séparant fédéraux et sécessionnistes, républicains et démocrates, trumpistes et simples conservateurs. Déboulonnages de statues, drapeau confédéré brandi pendant le sac du Capitole, polémiques mémorielles… la guerre culturelle fait rage. Aucune raison donc, que les séries n’y échappent.C’est probablement ce que sont dits Ethan Hawke et Jason Blum, le producteur des films “Get Out” ou “BlacKkKlansman”. Ils ont eu la bonne idée de porter à l’écran le roman L'Oiseau du Bon Dieu (éditions Gallmeister, 2015), lauréat du National Book Award en 2013. James McBride y met en scène John Brown (1800-1859), personnage quasi-inconnu ici mais très célèbre aux États-Unis. Calviniste illuminé viscéralement opposé à l’esclavage, cet entrepreneur blanc appela à l'insurrection armée pour l’abolir. Après une sanglante campagne menée au Kansas, il est capturé en Virginie puis pendu en...

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