« The Crown » saison 5 n’a rien omis de Diana, pas même ce détail

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SÉRIES TV - Le short de cycliste, la casquette de base-ball ou le sweat-shirt tie and die. Plus de deux décennies après la disparition de la princesse Diana, personne n’a oublié son style vestimentaire iconique, et certainement pas The Crown, qui dans sa dernière saison en 10 épisodes ravive le souvenir d’un épisode de sa vie qui a marqué les esprits pour la tenue qu’elle portait ce jour-là : la « revenge dress ».

ATTENTION : SPOILERS

Nous sommes à la fin de l’épisode 5 et le prince Charles, éclaboussé par le scandale du « tampongate », révèle au cours d’une interview que son mariage bat de l’aile depuis des années, qu’il a beau avoir fait de son mieux pour le relever « de vieilles amitiés ont été ravivées ». Comprendre ici : il n’a jamais cessé de voir Camilla Parker Bowles.

D’après les images, Diana est effondrée, seule, dans son palais de Kensington. Elle ne fait aucun commentaire public de cet aveu, diffusé à la télévision britannique le 29 juin 1994. Pas question pour autant de déroger à ses responsabilités. Ce même jour, Diana se rend, comme prévu, au dîner caritatif organisé par le magazine Vanity Fair aux Galeries Serpentine, du côté de Hyde Park, à Londres.

Mais voilà, au moment où la portière de la voiture qui la conduisait jusque-là s’ouvre, les invités tombent des nues. Diana arbore un large sourire et, surtout, une robe noire moulante en soie aux épaules dénudées. Diana est peu protocolaire, elle est à couper de souffle.

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Dans The Crown, c’est la première fois qu’on voit un membre de la famille royale porter du noir en dehors d’un enterrement, apprend-on dans les notes de production. C’est très symbolique, selon l’une des responsables des costumes, Sidonie Roberts. « C’est la fin de quelque chose et le début d’un renouveau », explique-t-elle.

« La vengeance, c’est chic »

Dans la vraie vie, les tabloïds ont, dès le lendemain, perçu ce choix vestimentaire comme une pique à l’égard du prince Charles. Pire, comme un acte de vengeance. « La vengeance, c’est chic », titrait le Sun, avant d’ajouter : « Hier soir, Ladi Di a montré au prince Charles à côté de quoi il était passé. »

LONDON - JUNE 29:  (FILE PHOTO) Lord Palumbo greets Princess Diana, wearing a short black cocktail dress designed by Christina Stambolian, as she atttends a Gala at the Serpentine Gallery in Hyde Park on June 29, 1994 in London, England. (Photo by Tim Graham Photo Library via Getty Images)
Tim Graham / Getty Images LONDON - JUNE 29: (FILE PHOTO) Lord Palumbo greets Princess Diana, wearing a short black cocktail dress designed by Christina Stambolian, as she atttends a Gala at the Serpentine Gallery in Hyde Park on June 29, 1994 in London, England. (Photo by Tim Graham Photo Library via Getty Images)

La robe trouve tout de suite plusieurs surnoms. Il y a la « I’ll Show You dress », pour « Fais moi ça, et je sors cette robe ». La robe « Serpentine Cocktail », en référence au lieu. Mais, c’est la « revenge dress » qui est restée. Et pour cause, « c’est probablement la robe la plus stratégique jamais portée par une femme à l’époque moderne, écrit la journaliste britannique Georgina Howell dans son livre Diana, Her Life in Fashion, pour qui ce « brin de mousseline de soie noire dévastateur » a permis à Diana d’évincer son ex-mari des premières pages.

C’est un véritable twist de la part de celle qui « est passée de quelqu’un qui ne s’y connaît pas, à quelqu’un qui va entièrement démoder l’aspect physique des femmes de la couronne », nous a précédemment renseigné la spécialiste mode de L’Obs, Sophie Fontanel, que nous interrogions à l’époque de la saison 4 sur l’évolution du style vestimentaire de Lady Di. D’abord manipulée et rejetée par les autres membres de la famille, Diana perçoit désormais tout ce que ses vêtements peuvent illustrer.

Conçue par Christina Stambolian, la robe était dans son placard depuis trois ans. Elle a bien failli y rester, son premier choix pour la soirée étant une pièce signée Valentino. Mais Diana « voulait avoir l’air de valoir un million de dollars, comme l’a soufflé sa styliste de l’époque, Anna Harvey. Et elle a réussi. »

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