“The Baby” sur OCS, un vrai petit monstre de série

“The Baby” sur OCS, un vrai petit monstre de série
PHOTO HBO

Natasha n’avait pas besoin de voir sa soirée poker entre filles gâchée par le nourrisson d’une de ses amies pour se convaincre qu’elle ne veut pas d’enfant. Pourtant, l’héroïne de The Baby, incarnée par Michelle de Swarte, va se retrouver avec un bébé “littéralement tombé du ciel”, résume The New York Times.

Voilà l’autre tête d’affiche de la série britannique coproduite par HBO et Sky – diffusée par OCS en France depuis le 25 avril : un poupon en apparence charmant, mais qui semble frappé d’une terrible malédiction. “Le gag récurrent est que les personnes en contact avec ce bambin sans nom et mignon à l’insoutenable connaissent une fin violente, poursuit le quotidien américain. Sauf Natasha, celle qui ne veut pas de lui, mais sans parvenir à s’en débarrasser.”

Satire réussie, mais pas toujours subtile

Autre gag qui appuie l’idée que “Tash” avait toutes les raisons de ne pas vouloir être mère : son fort caractère la rend désagréable avec tout son entourage, amies comme collègues de son restaurant, jusqu’à la faire parfois passer pour “aussi immature que le bébé qui se retrouve livré à ses soins”, s’amuse The New York Times. Mais c’est aussi ce qui rend toute l’angoisse de la situation.

L’étonnant dosage de comédie et d’horreur donne son ton si original à la série créée par Siân Robins-Grace (Sex Education) et Lucy Gaymer. Sans qu’il s’agisse d’une parodie (plutôt d’une satire sombre), certaines scènes donnent réellement des frissons. L’ensemble fonctionne, juge le grand quotidien américain, qui a pu voir en avance six des huit épisodes. De quoi dessiner une “exploration des coûts de la maternité, ou, en l’espèce, de la non-maternité : le fardeau de ne pas vouloir d’enfant lorsque personne autour de vous envisage que ce soit une option”. Et d’analyser la différence des attentes lorsqu’il s’agit de couple de femmes comme la sœur de Natasha et sa compagne.

Seul bémol relevé par le journal : certains épisodes pèchent par manque de subtilité lorsqu’ils “se sentent obligés de rendre explicites les thèmes abordés jusque-là avec finesse et habileté”. Pas de quoi gâcher le plaisir de la performance des actrices dans cet univers absurde et inquiétant, pas si loin du nôtre.

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