"Thalassa" de retour sur France 3, voici la nouvelle formule

Clément Vaillant
Voix off de l'émission dès 1975, Georges Pernoud a par la suite présenté le programme culte de 1980 jusqu'en 2017, avant de passer le flambeau à Fanny Agostini.

TÉLÉVISION - Après une escale technique de quelques mois, “Thalassa” signe son retour à l’antenne ce dimanche 9 février. Le programme phare de France 3 revient avec un nouvel horaire, à 15h15, une nouvelle formule... mais sans présentateur. Juliette Lambot, rédactrice en chef de l’émission détaille les nouveautés pour LeHuffPost.

Après le départ de Fanny Agostini en mai 2019, le magazine de la mer se devait de se réinventer et a pris une première décision radicale: la suppression du présentateur. Redémarrer une saison sans incarnation, un vrai pari pour le programme devenu culte justement grâce à son présentateur, l’emblématique Georges Pernoud. “Certes un présentateur ça peut être bien, mais je ne sais pas ce que nous perdons en n’en ayant pas” relativise Juliette Lambot qui justifie cette décision par des choix éditoriaux et budgétaires.

Investir dans des reportages plutôt que dans un présentateur

“Thalassa” se démarque ainsi des autres émissions de découverte et de voyage qui misent beaucoup sur le présentateur pour identifier leur programme auprès du public. C’est notamment le cas du “Monde de Jamy (Gourmaud)” ou encore de “Sur le Front” avec Hugo Clément. “L’argent que nous ne mettons pas pour le présentateur et les plateaux, c’est autant d’argent que l’on met en plus dans les reportages”, poursuit-elle. “C’est une décision forte puisqu’elle nous permet de passer plus de temps sur le terrain quand ça vaut vraiment le coup, comme pour notre reportage sur l’île d’Hoédic (dans le Morbihan, ndlr) par exemple. L’incarnation c’est bien, mais ce qui marche surtout c’est de raconter de belles histoires.”

La petite île d’Hoëdic, au large de Quiberon est justement l’une des premières destinations de “Thalassa” version 2020. Les équipes de France 3 ont posé leurs caméras sur ce “far-west” breton où seulement 60 habitants vivent à l’année. Sur ce caillou de granit, un instituteur relève le défi de sauver l’école menacée de disparition. L’émission a suivi tout au long de...

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