Thaïlande: rejet de la motion de censure sur fond de liens présumés entre mafia et gouvernement

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Après une semaine de manifestations en Thaïlande, un vote de motion de censure initié par l’opposition a eu lieu ce samedi matin 4 septembre. Mais le Premier ministre et sa coalition ont obtenu la majorité des suffrages et restent donc en place.

Avec notre correspondante à Bangkok, Carol Isoux

Sans surprise, le général Prayuth Chan-ocha et son gouvernement ont survécu à cette motion de censure. Même si cette fois-ci, l’opposition a réuni plus de soutien que lors de ses précédentes tentatives.

Il y a quelque jours, un scandale a éclaté : des députés ont affirmé que des agents d’un complot ourdi contre le Premier ministre promettaient de l’argent liquide, 5 millions de baths, environ 130 000 euros, à ceux qui feraient défection. D’autres députés ont affirmé au contraire que le même genre d’arrangement avait été proposé pour soutenir le Premier ministre.

Ministre condamné pour trafic d'héroïne en Australie

Au centre de cette affaire, la figure du vice-ministre de l’Agriculture Thamanat Prompao, condamné pour trafic d’héroïne en Australie dans les années 1990, mais maintenu à son poste. Ce qui pose la question des liens entre la mafia thaïlandaise et le plus haut niveau de l’État.

De leur côté, les manifestants ont promis de continuer le mouvement tant que le Premier ministre et sa coalition resteraient au pouvoir.

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