Thaïlande: des ouvrières textiles dédommagées de 8 millions d'euros pour licenciement abusif

En Thaïlande, des ouvrières textiles ont été dédommagées de près de 8 millions d’euros pour licenciement abusif par une grande marque américaine de lingerie. Une première dans le pays, et dans le milieu du textile.

Avec notre correspondante à Bangkok, Carol Isoux

Les 1 250 ouvrières textiles avaient été renvoyées du jour au lendemain en mars 2021 alors que l’usine qui employait certaines d’entre elles depuis plus de 25 ans fermait soudainement ses portes, sans les indemnités prévues par le code de travail thaïlandais.

C’est un groupe hong-kongais en charge de la gestion de l’usine qui est redevable de ces 8 millions d'euros d'indemnités, mais la marque américaine de sous-vêtements Victoria Secret, l’un des nombreux clients de l’usine, annonce faire un prêt aux gestionnaires afin qu’ils puissent payer les indemnités.

C’est la première fois qu’une entreprise paie des sommes aussi importantes à des ouvriers en Thaïlande : une belle victoire pour le monde syndical, qui lance un message d’espoir au-delà des frontières, notamment dans le secteur du textile, dont la chaîne de fabrication est très internationalisée, avec une forte présence en Asie du Sud-Est.

Les syndicats estiment que des millions d’euros sont dus sont aux ouvriers des pays en voie de développement suite à des fermetures abruptes d’usine pendant la crise sanitaire. Ils rappellent que les groupes étrangers ont un pouvoir de moteur pour la protection sociale et les salaires dans les pays où ils ont des relations contractuelles, même indirectes.


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