Dans "En Thérapie", Frédéric Pierrot joue un psychiatre qui crève l'écran

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Ce n’est pas sans une certaine émotion qu’on se rend chez Frédéric Pierrot. Le temps des 35 séances-épisodes d’En thérapie, il fascine dans le rôle de Philippe Dayan, un psy face à la souffrance de patients qui reviennent chaque semaine sur son canapé. On aime sa patience devant un couple en plein affrontement, sa ténacité pour faire accoucher des traumatismes refoulés par un flic à fort caractère, sa gentillesse pour gagner la confiance d’une ado malmenée… Alors, oui, on l’avoue : on a chaud au cœur et à l’âme à l’idée de s’asseoir à son tour sur le sofa de celui qui fait preuve d’une écoute et d’une parole diablement réconfortantes en cette période d’incertitude anxiogène et d’éloignement social.

Après avoir sonné à la porte, on a juste le temps de réprimer un "bonjour docteur", de jeter un coup d’œil inquisiteur à la cuisine (ce lieu hautement intime et inaccessible dans la série) avant de nous diriger vers le salon. Mais là, pas de canapé ni même de fauteuil, juste une table rustique entourée de grandes chaises… La déception est de courte durée : très vite, la voix de Frédéric Pierrot, qui propose une infusion avant de s’asseoir face à nous, commence à nous envoûter. Quand on lui raconte qu’Éric Toledano et Olivier Nakache disent avoir pensé à lui pour son timbre unique, étrangement proche de celui de Gérard Depardieu, le sexagénaire rit en allumant une première cigarette : "C’est peut-être l’un des rares avantages d’une vie de grand fumeur!" 

La psychanalyse l’intéresse...


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