La théorie de la chauve-souris ou l’humour en temps d’épidémie

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Des milliers de blagues ont déferlé sur les réseaux sociaux dans les premiers mois de l’épidémie, dont la professeure Giselinde Kuipers a fait très sérieusement l’analyse, présentée ce jeudi 8 juillet 2021 au Festival d’Avignon.

Prière de ne pas rire ! Elle a récolté 12.000 blagues de plus de 80 pays, vous imaginez le pensum ? Surtout, elle a réussi à faire glousser toute la salle à Avignon quand elle a présenté l’une d’elles, qui a beaucoup navigué sur Internet, où l’on voit un gentil chien perché sur une armoire et refusant fermement d’en descendre. Ce, au prétexte qu’on l’a déjà beaucoup trop promené pendant le confinement : "Depuis ce matin, je suis sorti 20 fois !" Avec son intervention sur "L’humour en temps d’épidémie", Giselinde Kuipers, professeure de sociologie à l’université de Louvain (Belgique) a mis le sourire aux lèvres de toute l’assistance venue s’interroger sur "Les conditions du bonheur". Un intitulé du genre "aznavourien" avait d’ailleurs plaisanté , lors desquelles dialoguent artistes et scientifiques, cette année sur le thème de "La mémoire du futur".

Un "humour mondial" siglé Covid-19 qui montre "plus de similitudes que de différences entre les 80 pays"

En temps de pandémie, certaines et certains ont donc l’apocalypse rieuse. Et Giselinde, en vraie chercheuse, a scientifiquement scruté le phénomène, explosif de mars à juillet 2020. Ébruitons d’emblée sa surprise. Là où elle pensait trouver de "l’humour noir", que nenni ! Les blagues ont allègrement contourné cet obscur objet de détresse et ont surtout pilonné le confinement. Un "humour mondial" siglé Covid-19 qui, contrairement à ce qu’on aurait pu croire, montre "plus de similitudes que de différences entre les 80 pays". Avec des images à l’aspect bricolé ‘’fait maison’’ par les amateurs et amateures de réseaux sociaux. Les mêmes moqueries ont circulé dans le monde, "en avance ou en retard de quelques semaines selon les pays", constate-t-elle. Des blagues par vagues, selon ses travaux qui ont nécessité force mathématiques et analyses sur ordinateur, ce qui n’a rien d’une plaisanterie.

La scientifique décrit ainsi le phénomène en cinq étapes, dûment répertoriées. Au tout début, au temps du "virus chinois" - étape asse[...]

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