Théo Curin, champion corps et âme

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Qu’importent les déceptions, il va toujours de l’avant. Aux Jeux paralympiques de Tokyo, qui ont débuté le 24 août, les classifications de handicap ne lui auraient pas permis d’avoir sa chance, lui qui a été amputé des quatre membres. Alors le vice-champion du monde de natation s’est lancé un autre défi : du sport de haut niveau… à très haute altitude. En novembre, Théo Curin traversera le lac Titicaca, entre le Pérou et la Bolivie, avec deux autres athlètes. Un exploit de l’extrême pour prouver qu’il peut, un peu plus encore, repousser ses limites.

Rien ne résiste à cette belle gueule au corps meurtri, ni les épreuves de la vie ni les jolies filles ! Le solaire et obstiné Théo Curin nargue le mauvais sort. À 6 ans, une méningite foudroyante lui fait frôler la mort. Il y laisse ses quatre membres mais gagne un insatiable appétit de vie. « Je peux tout faire, mais différemment des autres. Y compris l’amour avec ma petite amie », lâche-t-il sans tabou. Théo écrit des SMS et sait tenir un stylo, roule à vélo, conduit voiture et scooter équipés spécialement pour lui. Il saute en parachute en tandem, et joue au tennis avec une prothèse fabriquée par ses soins. Il est aussi mannequin pour Biotherm, chroniqueur télé dans « Le Magazine de la santé » et acteur principal d’une prochaine fiction pour TF1, qu’il tourne ces jours-ci.

Mais Théo reste avant tout un sportif de haut niveau, vice-champion du monde de natation sur 100 et 200 mètres nage libre en 2017. Et premier quadri-amputé à boucler un Half Ironman, comprenez 1,9 kilomètre de natation, 90 kilomètres à vélo et un semi-marathon en fauteuil de course, le tout en six heures et 53 minutes. Seulement voilà : le garçon fait face, depuis quelques années, à des soucis de classification dans son handicap. En paralympique, les athlètes sont regroupés par catégories, de la S1, la plus lourde, à la S10, la plus légère. Théo est classé S5. Depuis deux ans, des nageurs qui ont leurs deux mains ou leurs deux pieds ont intégré sa catégorie : « Ils sont avantagés par rapport à moi, observe-t-il sans aigreur. En clair, je n’avais aucune chance de monter sur un podium aux JO de Tokyo. » Il a donc décidé de faire l’impasse sur les Jeux et de réaliser un exploit capable de rivaliser avec une médaille d’or : traverser le lac(...)


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