Dans les théâtres occupés, la question sociale dépasse désormais celle de la réouverture

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Si les lieux culturels peuvent à nouveau accueillir du public à partir de ce mercredi 19 mai, certains théâtres demeurent toujours occupés. Comment permettre une reprise de l’activité sans abandonner des revendications sociales plus générales ? Témoignages d’occupants à l’heure du déconfinement, aux théâtres de l’Odéon et de la Colline, à Paris.

" Des miettes de pain, c’est tout ce qu’on nous a donné. " Amère, Léa, occupante du théâtre de l’Odéon, dans le VIème arrondissement de Paris, ne mâche pas ses mots. " Le gouvernement a cherché par tous les moyens à montrer que ce que nous voulions était avant tout la réouverture des salles, et qu’aujourd’hui l’occupation n’aurait donc plus de sens. Mais il n’est pas du tout question de ça ! " Cette comédienne et militante égrène une fois de plus les revendications maintes fois répétées ces dernières semaines : un plan de reprise de la culture conséquent, des solutions concrètes pour tous les intermittents de l’emploi (saisonniers, secteur de l’hôtellerie, techniciens…) et, bien sûr, l’abolition de la réforme de l’assurance-chômage. " Pourrait-on se réclamer d’une “culture française” héritée du Conseil National de la Résistance, plutôt que d’une soupe de libéralo-capitalisme à l’américaine ? " Alors que les lieux culturels peuvent à nouveau accueillir du public à partir de ce mercredi 19 mai, l'Odéon fait partie des théâtres toujours occupés. Et pour cause : à l'heure du déconfinement, les revendications des intermittents...

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