Textile Comment Mim s’est fait tailler en pièces

Libération.fr

La saga de l’enseigne de vêtements n’en finit pas de rebondir. Après la liquidation judiciaire prononcée fin avril, un groupe de salariés tente de reprendre l’entreprise en constituant une coopérative. Ils étaient reçus ce mercredi à Bercy. De son côté, la justice pourrait s’intéresser à la gestion contestée de l’entreprise.

Une course contre la montre financière et politique. Ce mercredi, dans l’aile de Bercy réservée aux ministres, hauts fonctionnaires, conseillers du secrétaire d’Etat à l’Industrie et du ministre du Travail, salariés et avocats s’installent autour de la table d’une vaste salle de réunion. Durant près de deux heures, ils tentent de trouver une issue à l’une des plus violentes défaillances d’entreprise de ces douze derniers mois : la liquidation judiciaire du réseau de magasins de vêtements à bas prix Mim. 790 salariés sont en passe d’être licenciés et 140 boutiques ont d’ores et déjà baissé le rideau.

Epilogue d’une success story débutée à la fin des années 70 dans le quartier parisien du Sentier (IIe arrondissement), dans la foulée des Naf Naf, Kookaï et autre Chevignon. Avant que l’enseigne ne soit revendue et ballottée d’actionnaires en actionnaires plus ou moins vertueux.

Le 19 avril, les juges du tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis) laissent une dernière semaine aux salariés pour trouver une solution. L’affaire semble toutefois pliée et les demandes de ces derniers portent essentiellement sur le niveau des indemnités. Pourtant, un responsable syndical de l’Unsa échafaude un plan de la dernière chance. Et si les salariés reprenaient l’entreprise sous forme d’une société coopérative (Scop) ? Il en touche deux mots au délégué Unsa de Mim, Michaël Gharbi, qui achète immédiatement l’idée. En une semaine, un budget prévisionnel est établi. Mais les magistrats du tribunal de commerce ne s’en laissent pas conter. «Le caractère opportuniste de ce projet de Scop, qui apparaît plusieurs semaines après la fin du processus d’offres de (...)

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