"Des textes engagés qui se font l'écho du monde", Anne-Laure Walter de Livres Hebdo à propos de la rentrée littéraire de janvier

La rentrée littéraire 2021 est particulière et attrayante : 493 romans, dont 63 premiers romans et 153 romans traduits. "Elle est très riche. On a beaucoup plus de romans que d’habitude, les éditeurs n’ont pas trop publié en 2020, il y a eu beaucoup de reports à cause du coronavirus. Et là tout explose", explique Anne-Laure Walter, rédactrice en chef adjointe du magazine professionnel Livres Hebdo. "Les têtes d’affiche sont Yasmina Reza, Philippe Besson, Mazarine Pingeot, Stephen King... Les premiers romans pâtissent de ce contexte", précise-t-elle sur franceinfo dimanche 10 janvier. Des textes engagés qui se font l'écho du monde Il y a des textes engagés sur la Syrie, sur l’écologie, sur les violences conjugales et homophobes. "C’est une tendance de fond depuis quelques années. On a fermé la porte à l’autofiction et on se fait l’écho du monde actuel et c’est de plus en plus important parce que l’écho de ce monde est de plus en plus fort et nous imprègne de plus en plus, à l’image du romancier Olivier Adam avec Tout peut s'oublier", développe la critique littéraire. La famille est aussi au cœur de la rentrée littéraire, en bien ou en mal. "Dans son livre Serge de Yasmina Reza elle enferme, Philippe Besson évoque plutôt le baby blues d'une mère qui voit son fils quitter la maison familiale dans Le dernier enfant", conclut Anne-Laure Walter.