Des tests sérologiques validés pour un remboursement

Cherki, Marc, Bordenave, Vincent
Tests sanguin au laboratoire Drouot à Paris pour dépister le COVID-19 le 12 mai. / Jean-Christophe Marmara/JC MARMARA / LE FIGARO

Vingt-trois tests recherchant les traces d’une infection par le Covid-19 sont jugés assez fiables.

Enfin, après des semaines d’attente, les médecins généralistes vont bientôt pouvoir prescrire des tests sérologiques à leurs patients. “L’arrêté de remboursement par la Sécurité sociale sera publié dans les prochains jours au Journal officiel par le ministère de la Santé. Nous l’attendons à partir de ce samedi 23 mai”, confie le Dr Cédric Carbonneil, immunologue et chef du service d’évaluation des actes professionnels à la Haute Autorité de santé (HAS). Rappelons que leur objectif n’est pas de détecter la présence du virus, contrairement au test virologique (dit PCR), mais de constater la présence d’anticorps. C’est-à-dire de vérifier que l’on a été en contact avec le virus.

La réaction immunitaire prend du temps à se manifester, et les anticorps peuvent mettre plusieurs jours avant d’être détectables dans l’organisme. Ces tests n’ont donc pas vocation à établir un diagnostic immédiatement après l’infection. Ils doivent être réalisés à partir du quatorzième jour après les premiers symptômes pour les patients symptomatiques sans signe de gravité, et à partir du septième jour seulement pour les patients dans un état grave et hospitalisés. Le but est non pas de déterminer si un patient est bien malade du Covid-19, mais de savoir si une personne ayant présenté des symptômes a bien été infectée. De plus, la multiplication des analyses sérologiques permettra d’avoir une idée un peu plus précise de l’avancée de la maladie sur le territoire. “En dehors des études épidémiologiques, ils vont donc concerner des millions de personnes, notamment pour le diagnostic de rattrapage, explique le Dr Cédric Carbonneil. Ils permettront de dire si vous avez été en contact avec le virus, notamment pour les personnes qui ont eu des symptômes du Covid-19 depuis mars et qui n’ont pas pu bénéficier d’un test (...)

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