Tests de dépistage du coronavirus: Donald Trump s'emporte contre une journaliste

Après plusieurs cas avérés d'infection au nouveau coronavirus à la Maison Blanche, Donald Trump apparaît sur la défensive. Lundi lors d'une conférence de presse, le président américain a tenté de minimiser la menace qui pèse sur la santé de ses collaborateurs et la sienne et, pour faire diversion, s'est employé à vanter la capacité des États-Unis à dépister les nouveaux malades. Jusqu'à ce que la rencontre avec les journalistes prenne une tournure inattendue.

« À la fin de la semaine, on dépassera les 10 millions de tests de dépistages, le double de n'importe quel autre pays », s'exclame Donald Trump lundi 11 mai dans le jardin de la Maison Blanche. Derrière lui, une immense bannière annonce que « l'Amérique est le leader mondial des tests ».

Un mensonge, puisque seulement 2,7% de la population a été testé jusqu'à présent. En comparaison, l'Islande a testé plus de 15% et l’Italie 4,3% de leurs citoyens.

Une journaliste américaine d'origine chinoise de la chaîne CBS veut alors savoir, pourquoi le président érige ainsi la capacité de dépistage des États-Unis en compétition internationale.« Peut-être s'agit-il d'une question à poser à la Chine », répond Donald Trump.

« Pourquoi dites-vous cela justement à moi ?, veut savoir la journaliste. « Je dirais cela à toute personne qui me pose une question méchante », rétorque le président et met soudainement fin à la conférence de presse. Quelques instants plus tard, il publie la scène sur Twitter. Donald Trump se présente en victime d'un complot de médias, « ennemis du peuple », selon lui, avant de conclure: « Mais ne vous en faites pas. Nous allons gagner en novembre ».