Tests ADN généalogiques : "Je suis personnellement très sceptique sur l'ouverture de ces tests", en France explique une chercheuse de l'Inserm

franceinfo

Faut-il autoriser en France les test ADN généalogique comme c'est le cas aux États-Unis ? Catherine Bourgain, chercheuse en génétique humaine et sociologie des sciences à l’Inserm, n'est pas convaincue. "Je suis personnellement très sceptique sur l'ouverture de ces tests", a déclaré ce lundi sur franceinfo la chercheuse, alors qu'une commerçante d'Aix-en-Provence a pu découvrir une partie de sa famille vivant aux États-Unis et dans le Vaucluse, grâce à ces tests interdits en France.

"Il y a des belles histoires comme celle-là. Il y a aussi des histoires inverses où les gens ne pensaient pas du tout revisiter leur histoire personnelle", a-t-elle ajouté. Aux États-Unis, "les entreprises, leur business model, c'est de vendre des données, elles se rachètent, elles se font racheter. Donc, toutes ces données qui sont extrêmement sensibles sont 'marchandisées'", dénonce Catherine Bourgain.

Franceinfo : Aux États-Unis, ces tests ADN sont légaux, en France, ils ne le sont pas. C'est aussi simple que ça ?

Catherine Bourgain : Oui, c'est aussi simple que ça. La France a une façon d'encadrer juridiquement la génétique, qui est très différente de la version américaine. On ne peut faire des tests génétiques que s'il y a l'intervention d'un professionnel qualifié, c'est-à-dire soit un médecin, soit un juge avec un laboratoire d'analyses (...)

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