A La Teste-de-Buch, le mano à mano des pompiers avec les fumées va durer "des semaines"

Dans ce massif de résineux, sauvagement agressé par le feu qui a en dévoré 7.000 hectares, le travail des pompiers continue pour éviter une reprise.

"C'est un travail de fourmi" : casque sur la tête et traces de suie sur les joues, Kelly Sylvestre et ses collègues pompiers de Dordogne sautent de "fumerons" en "points chauds" dans la forêt de La Teste-de-Buch. Un mano à mano avec les braises qui va durer "des semaines".

Un travail de fond

Dans ce massif de résineux plantés sur des dunes, sauvagement agressé par le feu qui a en dévoré 7.000 hectares, soit l'équivalent de 10.000 terrains de football, l'incendie est officiellement "fixé". Mais sur le terrain, le travail éreintant des pompiers continue. Le relief est accidenté, dunaire, il faut grimper pour atteindre le fumeron, ce feu qui couve sous une souche et émet une petite fumée. Pour ça, "il faut tirer de la lance", souligne Kelly Sylvestre, femme sapeur-pompier volontaire de 30 ans.

"Ce n'est plus l'urgence des grandes flammes. On fait un travail de fond, de fourmi, pour éviter toute reprise, surtout qu'il fait encore chaud, et rassurer les gens", dit-elle. Les pompiers traitent les "lisières", en noyant de "mouillant" des zones non brûlées autour de zones brûlées, étouffent des "fumerons", ces points incandescents qui peuvent raviver le feu, et tronçonnent des arbres couchés. Ils éteignent aussi des flammes en cas de reprises ponctuelles. "Il y en a encore beaucoup partout", assurent-ils.

De la fumée s'élève de l'incendie qui ravage la forêt de pins en contrebas de la dune du Pyla, en Gironde, le 18 juillet 2022 (AFP - THIBAUD MORITZ)
De la fumée s'élève de l'incendie qui ravage la forêt de pins en contrebas de la dune du Pyla, en Gironde, le 18 juillet 2022 (AFP - THIBAUD MORITZ)

Quand les moyens terrestres ne suffisent pas, l'ordre de s'écarter crépite à la radio et un hélicoptère vient larguer de l'eau en quelques minutes, après un bon coup d'avertisseur sonore. "Il va se passer un sacré bout de temps avant que ce feu cesse, ce sera un travail de plusieurs semaines", prévient la capitaine Pauline Aso, cheffe du secteur où évoluent les pompiers de Dordogne et leur CCF (camion-citerne feux de forêt) de 6.000 litres, près de Cazaux. Pour le sous-préfet d'Arcachon Ronan Léaustic, "il faut marteler que [...]

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