Terrorisme : week-end d’horreur à Mogadiscio

Deux voitures piégées ont explosé samedi au ministère de l'Éducation à Mogadiscio, faisant une centaine de morts et près de 300 blessés.  - Credit:HASSAN ALI ELMI / AFP
Deux voitures piégées ont explosé samedi au ministère de l'Éducation à Mogadiscio, faisant une centaine de morts et près de 300 blessés. - Credit:HASSAN ALI ELMI / AFP

Abdiasis Abdi, un étudiant de 22 ans, a passé des heures durant la nuit de samedi à dimanche à chercher sa sœur qui vivait à Zobe, un quartier plein de commerces divers. « On l'a trouvé ce matin, grâce à quelques vêtements reconnaissables », a raconté à l'AFP le jeune homme en expliquant que le reste de son corps était méconnaissable. « Je n'ai jamais rien vu d'aussi horrible. » De son côté, à la recherche de sa belle-sœur, Mohamed Ganey décrit des couloirs encombrés de victimes laissées presque sans soins. Sa joie de l'avoir trouvée a été de courte durée : « Elle est morte de ses blessures quelques minutes après. Tout le monde est sous le choc. La seule question qu'on se pose : pourquoi tuer autant de personnes innocentes ? » a-t-il ajouté.

Comme eux, des familles entières inquiètes se pressaient à Mogadiscio, la capitale de la Somalie, à la recherche de proches sur les lieux du double attentat à la voiture piégée qui a fait plus d'une centaine de morts la veille à un carrefour très fréquenté de la capitale somalienne. Près de 300 personnes ont également été blessées lors de cette attaque, revendiquée par les militants djihadistes shebabs, la plus meurtrière depuis cinq ans, et le président somalien Hassan Sheikh Mohamoud a estimé que le bilan devrait encore s'alourdir au fil des heures.

En effet, bien que les secouristes aient commencé la sombre recherche de survivants aussitôt après l'explosion des deux véhicules piégés, ce n'est que ce dimanche que les a [...] Lire la suite