Terrorisme : le Togo doit réagir avant qu’il ne soit trop tard

PHOTO PIUS UTOMI EKPEI / AFP

Huit soldats tués et 14 autres blessés dans la nuit de ce mardi 10 mai au mercredi 11 mai. C’est le bilan provisoire de l’explosion sur un engin explosif improvisé (IED) du véhicule de soldats de l’armée togolaise partis en renfort contre l’attaque d’un poste frontalier. Le commando assassin d’une soixantaine d’hommes armés serait venu du Burkina voisin.

Cet assaut complexe qui a visé le poste opérationnel avancé de Kpinkankandi [nord du Togo, à la frontière avec le Burkina Faso], non loin de la frontière que partage le Togo avec le Burkina, n’est certes pas encore revendiqué, mais le modus operandi est celui propre aux groupes terroristes qui écument l’est du “pays des hommes intègres” [traduction littérale de “Burkina Faso”].

Du reste, les hommes sans foi ni loi qui ont fait le coup sont probablement ceux du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou Jnim, organisation terroriste, d’idéologie salafiste djihadiste]. Le Jnim, qui a installé une succursale importante dans cette partie du Burkina, d’où il mène désormais de fréquentes incursions vers le Togo et le Bénin, est visiblement en train de sécuriser une voie et une zone pour ses différents trafics, notamment d’or et de cigarettes. Preuve en est que c’est la deuxième attaque que subit cette région en six mois, après celle, repoussée, de la localité de Sanloanga [au Togo], début novembre 2021.

La psychose s’installe

C’est certain, le Togo, si ses autorités, son peuple et son armée n’y prennent garde, sera bientôt peint en rouge, cette couleur de sang caractéristique de l’insécurité et redoutée pour la cohésion sociale et la quiétude des populations, qui sont contraintes de fuir en abandonnant derrière elles champs, bétails, et autres biens.

La psychose générale s’installe alors, et les centres de santé et les écoles ferment tour à tour. Il urge donc de prendre le taureau de la riposte par les cornes, en mettant en place un partenariat sécuritaire avec le Burkina et les autres pays voisins, pour une surveillance musclée des frontières reconnues poreuses sous les tropiques.

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