Terrorisme et sécurité : Macron estime que la situation "ne justifie pas de changer la Constitution"

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Jeudi au col du Perthus, principal point de passage entre l'Espagne et la France, Emmanuel Macron a annoncé un doublement des forces contrôlant les frontières de la France et a balayé l'idée d'un changement de la Constitution, pour lutter contre la menace terroriste. 

Une semaine après l’attaque terroriste à la basilique de Nice, et après un mois d’octobre noir marqué par deux autres attentats, dont la décapitation du professeur d’histoire Samuel Paty, Emmanuel Macron s’est rendu jeudi au col du Perthus, dans les Pyrénées-Orientales, principal point de passage entre l'Espagne et la France. Un déplacement visant à examiner le renforcement des contrôles aux frontières dans le cadre de la lutte contre la menace terroriste, les trafics et l'immigration illégale.

Au cours de ce déplacement, durant lequel il a rencontré les forces de l'ordre qui contrôlent les véhicules entrant sur le territoire français, il a annoncé un doublement des forces contrôlant les frontières de la France, de 2.400 à 4.800. Ce doublement a été décidé «en raison de l'intensification de la menace» après les récents attentats, a-t-il expliqué, alors que la France est passée depuis une semaine en plan vigipirate, niveau «urgence attentat».

Macron favorable à "une refondation de Schengen"

Il s’est également dit «favorable» à une refondation «en profondeur» des règles régissant l'espace Schengen de libre circulation en Europe. «J'appelle de mes voeux une refondation de Schengen et un plus grand contrôle», a-t-il ajouté, en précisant qu'il porterait «en ce sens des premières propositions au Conseil» européen de décembre. La question du contrôle des frontières a été de nouveau soulevée après l'attentat de Nice, dont l'auteur présumé est un jeune Tunisien débarqué quelques jours plus tôt à Lampedusa.

Emmanuel Macron a également répondu aux responsables politiques de droite et d’extrême droite qui appellent à un changement de la Constitution, afin de lutter au mieux contre le terrorisme. Le chef de l’Etat a balayé l’idée(...)


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