Terrorisme. Monsieur le président, “il faut sauver le Burkina” !

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C’est un cri du cœur que lance Wakat Séra dans un éditorial enflammé, qui interroge la capacité des autorités burkinabées à faire face au terrorisme, toujours plus prégnant dans le pays. Au risque d’une instabilité sociale et institutionnelle.

Où se trouve le convoi des forces françaises qui a quitté la Côte d’Ivoire pour le Niger, en passant par le Burkina Faso, où il a été pris à partie, notamment à Kaya, par des manifestants furieux, criant haut et fort leur sentiment antifrançais [un convoi militaire logistique français a été bloqué trois jours dans le nord du pays par des manifestants protestant contre la présence française au Sahel avant de faire demi-tour] ? Où se trouve l’autorité pour empêcher que ce piège qui se referme sur les véhicules destinés à un autre pays ne devienne un traquenard pour le Burkina entier ?

Car s’il faut bien qu’un jour ou l’autre les peuples africains exigent d’être totalement indépendants et [de] jouir entièrement de cette souveraineté internationale, cette furia inopportune – pendant que le Burkina cherche à se débarrasser des terroristes qui l’endeuillent –, lancée par des personnes aux desseins inavoués, intervient selon des alibis trop simplistes du genre : “Des gens veulent faire un coup d’État [contre le président du Burkina Faso] Roch Kaboré parce qu’il a refusé de signer un accord avec la France pour l’installation d’une base aérienne.” Ces manifestations sont simplement du pain bénit pour les auteurs des attaques armées et ceux qui voudraient bien créer le désordre, voire le chaos, pour assouvir des objectifs cachés.

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Harcelées et endeuillées au quotidien par les terroristes qui ont décidé de rendre le Burkina Faso et le Sahel africain invivables, les populations burkinabées, dans plusieurs régions, ont choisi les manifestations de rue pour pousser les autorités militaires et politiques à prendre leurs responsabilités.

Un président dépassé ?

Roch Marc Christian Kaboré a dû sortir de sa trop longue

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