Terrorisme. L’attaque de Palma au Mozambique, une “internationalisation” du conflit

Courrier international (Paris)
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Le 24 mars, des insurgés djihadistes ont pris la ville portuaire de Palma, dans la région septentrionale du Cabo Delgado. Un assaut spectaculaire qui a fait de nombreux morts, dont des Occidentaux.

Dans le conflit qui oppose depuis 2017 le Mozambique au terrorisme islamiste dans le Cabo Delgado, la région la plus septentrionale du pays, à la frontière avec la Tanzanie, le mercredi 24 mars fera date. Ce jour-là, une bonne centaine de djihadistes prennent d’assaut Palma, une ville portuaire de 75 000 habitants, semant “la panique et le désespoir”, titre le quotidien mozambicain O País. Dans leur sillage incendiaire, des dizaines de civils et de militaires sont tués, certains décapités et abandonnés en pleine rue, parmi lesquels “des chrétiens, dont des ressortissants d’États croisés”, selon les termes de la revendication de l’État islamique.

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Une nouvelle offensive qui affaiblit encore, s’il le fallait, la stratégie de défense du Mozambique : l’attaque, préparée minutieusement et annoncée, n’a pu être anticipée par les services secrets du pays, rapporte Público. Le journal portugais y voit “un tournant” en raison de l’internationalisation du conflit, qui a déjà entraîné la mort d’au moins 2 600 personnes et poussé 670 000 autres à l’exode.

Le projet Total

Car ce 24 mars, le raid djihadiste survient en effet à un moment bien précis, dans une zone stratégique : le jour où Total annonce la reprise de la construction de son mégaprojet gazier, censé être opérationnel en 2024, à 10 kilomètres de Palma. Contraint, le géant français suspend aussitôt les travaux, avant

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