Terrorisme. Impassibles et désinvoltes, les auteurs des attentats de Bamako écopent de la peine de mort

Courrier international (Paris)
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En 2015, les attentats contre le restaurant La Terrasse puis contre le Radisson Blu avaient fait de la capitale malienne une ville dangereuse. Dirigés contre les Occidentaux, ils étaient destinés à “venger le prophète” après les caricatures publiées par Charlie Hebdo.

Vous voulez des regrets ? Des sanglots de repentance ? Des paroles de demande de pardon ? Non, aucune contrition”, conclut Aujourd’hui au Faso. Durant leur procès, Fawaz Ould Ahmed et Sadou Chaka, deux figures du terrorisme au Sahel n’ont pas eu l’ombre d’un remords. En retour, ils n’ont eu “aucune circonstance atténuante”, poursuit Maliweb. Ces deux hommes ont été condamnés à la peine de mort mercredi 28 octobre, une sentence qui n’a pas été appliquée par la justice malienne “depuis les années 1980”, souligne le site d’information.

C’est comme si [les accusés] parlai[ent] du temps qu’il faisait à Bamako”, poursuit le quotidien du Burkina Faso. C’est pourtant l’épilogue d’un procès historique pour le Mali. Fawaz Ould Ahmed et Sadou Chaka ont été reconnus coupables de deux attentats, les plus marquants de ces dernières années au Mali.

“Venger le prophète”

Le premier, qui avait fait 5 morts dont un ressortissant français, avait eu lieu le 6 avril 2015, au restaurant la Terrasse, un établissement très fréquenté. Le second avait eu lieu 7 mois plus tard, contre l’hôtel Radisson Blu de la capitale malienne, et avait fait 22 morts. L’enquête avait alors révélé que l’équipage d’Air France, qui y faisait escale, était visé en particulier.

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