Terrorisme. G5 Sahel : un an après le sommet de Pau, il est “​urgent d’agir”

Aujourd'hui au Faso (Ouagadougou)
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Ce lundi, les dirigeants des pays du G5 Sahel se réunissent en sommet à N’Djamena, la capitale tchadienne. Le président français, Emmanuel Macron, participera aux discussions par visioconférence. Au menu, avenir de la force Barkhane et ajustement des effectifs. Face au bourbier, il est urgent d’agir, estime cet éditorialiste d’un quotidien burkinabé.

C’est un sommet ordinaire, nous serine-t-on, mais un sommet [en forme de] bilan un an après le sommet de Pau. Quelques bribes ont été lâchées le 9 février dernier au Sénat français par le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, qui a estampillé ce raout de N’Djamena du sceau d’un triple “sursaut politique, diplomatique et de développement”.

Depuis sa création, en 2014, la force du G5 Sahel [composée des armées des pays de la région] essaie d’avoir de la consistance. [Mais désormais] le G5 Sahel veut allier le fusil au développement.

Hélas, ce sont les fonds qui manquent le plus. Budgétisé à 423 millions d’euros et en dépit des multiples réunions de bailleurs de fonds qui promettent de cracher au bassinet, le G5 Sahel est toujours sans argent adéquat pour accomplir son boulot.

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“Barkhane restera au Sahel”

Ces 15 et 16 février, sur le papier, c’est un jamboree du G5 Sahel [les chefs d’États de la région sont réunis à N’Djamena, mais Emmanuel Macron a annoncé qu’il ne participerait que par visioconférence], mais peut-on parler de cette organisation sans son binôme Barkhane ? Que nenni ! Immanquablement, la présence des 5 100 militaires français au Sahel sera au cœur de ce sommet. “Barkhane restera […] au Sahel”, a confirmé Florence Parly, la ministre des Armées de France, les Africains l’ont demandé, mais cette présence est évolutive.

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