Terrorisme: les Balkans, l’une des principales régions du trafic d'armes en Europe

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Les attentats du 13 novembre 2015 ont occasionné un changement, en France et en Europe, dans la lutte contre le trafic d'armes légères et de petit calibre. Le trafic de ce type d'armes alimente les réseaux criminels en Europe et donc aussi les terroristes. L’une des régions prioritaires pour lutter contre le trafic d'armes légères est la région des Balkans.

Avec notre correspondant à Belgrade, Laurent Rouy

Lors des attentats du 13 novembre, les terroristes de Daech étaient équipés de Zastava, la version serbe du fusil d'assaut Kalachnikov. Ce n'était pas une surprise, puisque depuis la fin des années 1990 la majorité des armes illégales saisies en France proviennent des Balkans. Un trafic de fourmis qui porte sur un flux constant d'un petit nombre d'armes.

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En réaction, la France lance en 2017 une initiative avec l'Allemagne. Le but est de lutter contre le trafic en provenance des Balkans. Dans cette région, on estime à entre 3 et 6 millions le nombre d'armes illégales toujours en circulation. Une liste d'objectifs à atteindre, au plus tard en 2024, est proposée aux pays de la région, tous candidats à l'entrée dans l'Union européenne. Elle comprend notamment un durcissement de la loi et un contrôle renforcé aux frontières.

L'un des résultats les plus spectaculaires de cette coopération a été la destruction en 2018 de 44 000 armes dans la région. Un résultat insuffisant pour juguler le trafic d'armes entre les Balkans et l'Europe de l'Ouest.

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