Terrorisme : les attaques jihadistes se multiplient en Afrique

Mercredi 24 mars, des groupes armés ont attaqué Palma, ville portuaire du Mozambique. Des dizaines de personnes ont été tuées et des milliers d'autres ont dû prendre la fuite. L'attaque a été revendiquée par le groupe État islamique. Depuis, l'armée mozambicaine tente de reprendre la ville, tombée aux mains des jihadistes. Un déplacement "du Moyen-Orient vers l'Afrique" En Afrique, l'influence du jihadisme s'étend. Les islamistes radicaux profitent à la fois de frontières poreuses, comme celle entre la Tanzanie et le Mozambique, et de systèmes politiques parfois fragiles. Selon un rapport de l'Index du terrorisme mondial, "le centre de gravité du groupe État islamique s'est déplacé du Moyen-Orient vers l'Afrique." Au Niger, dans le Sahel, où la France mène toujours l'opération Barkhane, les attaques sur des civils se sont multipliées ces dernières semaines. "Au fond, ils sont aux abois, et c'est pour cela qu'ils mènent des actions d'éclat de ce type", estime Alkache Alhada, ministre nigérien de l'Intérieur. Pourtant, la pression jihadiste s'accentue. Les groupes terroristes profitent de la frustration, du manque d'emplois et d'infrastructures pour recruter.