Terrorisme : comment éviter la récidive ?

Empêcher la récidive chez les détenus radicalisés quand ils sortent de détention, c'est un vrai défi pour les autorités. Les prisons françaises comptent aujourd'hui 500 détenus condamnés pour terrorisme islamiste, et 1 000 détenus condamnés pour des faits de droit commun, mais radicalisés. En prison, les autorités mettent en place un suivi particulier pour ces détenus. Ils sont regroupés dans des unités dédiées. Les plus prosélytes sont placés à l'isolement.

Quel contrôle des radicalisés à leur sortie ? D'autres détenus sont placés en QPR, un quartier de prise en charge de la radicalisation. Comment évaluer leur réel désendoctrinement au moment de la sortie ? "Il y en a qui peuvent ne pas donner l'impression qu'ils sont encore radicalisés et surtout qu'ils ont l'intention de remettre ça. Ce sont les plus dangereux", estime Alain Rodier, directeur de recherche du centre français de renseignement. Adel Kermiche est l'un des deux tueurs du père Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime). Quand il commet ce crime, ce radicalisé vient de sortir de prison, il porte même un bracelet électronique.