Le terrifiant appel d'Elodie Kulik aux pompiers : "On ne sort pas indemne de son écoute", témoigne un ex-gendarme

France 2

"Habituellement, quand on a un accident de la route et que l’on voit quelqu’un arriver, on se dit : ’Ouf, ils viennent m’aider, me porter secours…' Elle, [Elodie Kulik, employée de banque de 24 ans, sauvagement assassinée dans la nuit du 10 au 11 janvier 2002, sur les bords d’une route départementale en Picardie] voit les gens arriver, appelle le 18, le numéro des pompiers, et pousse des cris. Cela veut dire qu’elle sait déjà que ceux qui viennent vers elle ne sont pas là pour l’aider, mais au contraire, pour lui faire du mal", rappelle au magazine "13h15 le dimanche" (replay), Georges Charrières, ancien journaliste au Courrier picard.

Les voix d’hommes se rapprochent de la jeune femme. Ils parlent entre eux… Sur la bande sonore de très mauvaise qualité, on croit entendre : "Eteins tes feux" ; "Passe-moi tes clefs" ; "Enlève la batterie." La voiture d’Elodie est découverte au matin, les clés sur le contact et son sac à l’intérieur. Elle a disparu… Les gendarmes ne font pas tout de suite le lien avec l’appel aux pompiers. L’opératrice a cru qu’il s’agissait des cris d’une femme battue. Quand le numéro de la fille de Jacky Kulik, qui se bat depuis dix-sept ans pour connaître la vérité, est identifié, alors, les militaires écoutent avec attention les vingt-six secondes de l’appel au secours.

"Cela vous prend aux tripes et vous êtes complètement retourné"

Thierry (...)

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