De la terre à la mer, l'impact des produits phytopharmaceutiques inquiète les chercheurs

Une nouvelle expertise, dirigée par l'Inrae et l'Ifremer, vient renouveler l'état des lieux des connaissances sur l'impact des produits phytopharmaceutiques sur la biodiversité et sur les services écosystémiques. Le constat est clair : ils sont partout.

C’est avec l’ambition de réduire l’utilisation des produits phytopharmaceutiques (abrégés PPP), comme les néonicotinoïdes de 50% d'ici 2025, que le gouvernement a chargé l’Inrae et l’Ifremer de conduire une expertise scientifique collective en 2020. Tenue dans le cadre du , l’expertise s’articule autour de l’impact de ces mêmes produits sur la biodiversité et les services écosystémiques, de leur source jusqu’au milieu marin, en France métropolitaine et en Outre-mer. Les résultats de ces deux ans d’études ont été dévoilés le 5 mai 2022 et confirment une contamination de l’ensemble des milieux terrestres, aquatiques et côtiers avec des impacts sur les écosystèmes et les organismes avérés.

Nouvel état des lieux

Cette expertise collective fait suite aux deux précédentes menées en 2005 et 2008 par l’Inrae, qui avaient déjà rendu compte de l’impact des produits phytopharmaceutiques (molécules de synthèse, produits de biocontrôle) sur la biodiversité. Depuis, les pratiques agricoles ont évolué et des molécules autrefois autorisées ne le sont plus, comme le DDT, le lindane ou encore le diuron. Mais l’érosion sans précédente de la biodiversité se poursuit malgré cela, selon le (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) sorti en 2019. C’est pourquoi les ministères en charge de la transition écologique, de l’agriculture et de la recherche ont chargé l’Inrae et l’Ifremer de réitérer l’expertise. La nature de ce travail est d’actualiser l’état des lieux des connaissances avec une approche pluridisciplinaire et transversale pour éclairer le débat public sur l’impact des produits phytopharmaceutiques sur la biodiversité.

Pour cela, 46 experts de 19 organismes différents ont épluché plus de 4.000 références scientifiques internationales, comprenant l’état de contamination de tout le continuum terre-mer ainsi que les zones agricoles et non agricoles (jardins, espaces végétalisés et infrastructures) de France et d[...]

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