"Terrasses, soleil et liberté retrouvés", la chronique d'Anne Roumanoff

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La joyeuse insouciance des terrasses bondées. Jauge à 50% soi-disant, en vérité, aucune table n'est libre et pourtant la terrasse se répand loin, très loin sur le trottoir. Tellement agréable, ce brouhaha joyeux. Les gens qui parlent trop fort, le cliquetis des fourchettes, les verres qui s'entrechoquent. La sensation de revivre. On aimerait croire que tout est fini. Comme un mauvais rêve dont on se serait réveillé. Le regard qui s'attarde avec curiosité sur les visages démasqués.

C'est révélateur, un bas de visage : lèvres charnues, sourire en coin, bouche pincée, dents jaunes, rictus angoissé, éclats de rire, rides d'amertume au coin des lèvres, sourire botoxé… Je ne sais pas si c'est le soleil ou la douce euphorie qui règne dans l'atmosphère mais soudain on trouverait presque tout le monde beau. Les hommes en bras de chemise, les femmes en robe d'été, les ados en tee-shirt, les serveurs qui n'ont jamais été aussi affables, le patron qui roucoule. "Vous aviez réservé? Vous êtes combien ?" Le concept très subjectif de terrasse. "On est en terrasse, là? – Ben oui, vous êtes à l'intérieur mais c'est ouvert sur l'extérieur. Disons qu'on a un peu anticipé sur le 9 juin."

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Un plat bien présenté dans une assiette, ça change du poke bowl saumon-avocat dans une barquette en plastique transparente de chez Deliveroo. On avait oublié qu'on aimait autant les contacts humains. Éclats de voix.

"J'ai...


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