Covid-19 : TER bondés, des foyers de contamination ?

L'Oeil du 20 heures
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“Les transports en commun ne sont pas des lieux de contamination particulier, les études nous disent que moins de 1% des contaminations se passent dans les transports en commun”, rassurait Jean-Baptiste Djebbari, ministre des transports le 6 octobre 2020. Mais qu’en est-il aux heures de pointe ? Quand la distanciation physique est impossible.

Depuis septembre, à Lille et sa banlieue, ça recommence tous les matins et tous les soirs. Des trains régionaux trop courts, des voyageurs qui s’entassent et s’inquiètent des risques de contamination à bord de rames bondées. "Je ne trouve pas ça normal, c'est là où on a pas mal de contacts", s'inquiète un usager. Une autre habituée de la ligne s'interroge : "On nous interdit de sortir, d'un autre côté, on est les uns sur les autres dans les transports".

Sur les réseaux sociaux, les messages angoissés se multiplient “Bienvenue à bord du TER cluster 16392”, s'indigne un internaute. Jusqu’au président de la région qui craint que les trains qu’il finance deviennent des foyers de contamination.

“Dans les cinémas, dans les théâtres, là, on doit être avec un espace entre les deux, pas dans les trains pourquoi ? Car c’est la rentabilité de la SNCF qui compte et c’est l’Etat qui est actionnaire, on se moque du monde”, se désole Xavier Bertrand, président de la région Hauts de France.

Dans la région Hauts de France, la SNCF reconnaît une situation particulièrement difficile. Elle explique les trains bondés par des problèmes de personnels absents à cause du covid19, et par un manque de rames, dû à des retards dans les (...)

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