Tentative de féminicide à Metz: la victime toujours hospitalisée, l'auteur en état de mort cérébrale

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Le procureur de la République de Metz, Christian Mercuri, le 4 juin 2021. - BFMTV
Le procureur de la République de Metz, Christian Mercuri, le 4 juin 2021. - BFMTV

L'homme qui a tenté de tuer jeudi sa compagne à Metz avant de se tirer une balle dans la tête est en état de mort cérébrale, a indiqué le procureur de la République de Metz, Christian Mercuri.

"Les premières auditions des témoins montrent une détermination farouche de l'auteur, un déchaînement de violence qui caractérise sa volonté homicide", a déclaré le procureur lors d'une conférence de presse.

Christian Mercuri a évoqué "une course poursuite entrecoupée de plusieurs scènes de violence jusqu'à la scène finale", l'auteur des faits poussant sa femme au sol et la frappant à coups de poing et de pied.

Puis, "les deux derniers coups de feu ont été portés par l'auteur, quasiment à bout portant", la victime, hospitalisée à Nancy, étant gravement blessée, a ajouté le procureur.

Condamné en 2014 pour des violences par conjoint

Toujours selon lui, une première demande de divorce en 2015 avait fait l'objet d'un désistement. Le couple était de nouveau aujourd'hui "en instance de divorce" et séparé depuis plusieurs mois, la victime ayant la garde des trois enfants du couple.

"Dans l'attente, pour assurer l'éducation et l'hébergement de ces trois enfants, une solution familiale a été trouvée avec la soeur de la victime", a précisé Christian Mercuri.

Le casier judiciaire de l'auteur ne comportait qu'"une seule mention" en date du 21 novembre 2014, "une condamnation pour des violences par conjoint à une peine de deux mois d'emprisonnement avec sursis", ce qui n'impliquait "pas de suivi judiciaire dans le temps". Il a également évoqué "une plainte pour injures du mois d'août 2020 déposée par la victime et classée sans suite par le parquet".

Plus récemment, les 19 et 28 mai, la victime s'était de nouveau présentée à la police "pour signaler qu'elle avait été victime d'injures et d'un crachat" et que son conjoint l'avait suivie en voiture, a-t-il ajouté.

L'agression filmée et partagée sur les réseaux sociaux

Les policiers, selon lui, ont alors "fait les rapprochements nécessaires" avec les antécédents de l'auteur et procédé aux "diligences nécessaires", saisissant l'unité médico-judiciaire pour "apprécier le retentissement des faits dénoncés par la victime".

"Tout cela a été fait de manière très professionnelle", a insisté le procureur.

Par ailleurs, une vidéo de l'agression de jeudi, filmée par des témoins, a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, ce qu'a dénoncé le procureur.

"Parmi ces témoins, je signale qu'il y a des voyeurs, lesquels n'ont pas hésité à diffuser des photos, des vidéos. Ces personnes ont commis des infractions délictuelles et ultérieurement j'en chargerai la section cyber-technique de la gendarmerie aux fins d'identification et de poursuites", a-t-il martelé.

Article original publié sur BFMTV.com

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