Tentative de coup d’État à Madagascar: «Le droit de la défense n’a pas été respecté»

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L’instruction judiciaire de l’affaire Apollo 21, une supposée tentative de coup d’État déjoué par les autorités, s’est terminée jeudi 1er septembre. Paul Rafanoharana et Philippe François, deux Français, avaient été arrêtés le 21 juillet au soir pour « atteinte à la sureté de l’État ». Ils sont accusés d’avoir voulu renverser le régime.

Les deux hommes sont actuellement en détention préventive dans l’attente de leur procès à la Maison de force de Tsiafahy. La procureure de la République a déclaré, cette semaine, que le procès se tiendrait « bientôt », sans plus de précisions. Arlette Rafanomadio, avocate de Paul Rafanaoharana, affirme que l’instruction est entachée d'irrégularités et de vices de procédures et craint un procès biaisé.

« Le droit de la défense n’a pas été respecté du fait que la perquisition a été faite sans mandat du procureur de la République. Nous ne pouvons pas communiquer librement avec notre client. La salle d’enquête a été truffée de micros et de caméras. À ce jour, dans sa cellule, le client est filmé en permanence et nous ne pouvons pas communiquer sans la présence de pénitenciers dans nos entrevues ou dans nos communications. Les différentes conférences de presse, les interviews faites par les autorités à la télé et la divulgation du secret d’information ont fait que la présomption d’innocence de notre client n’a pas été considérée. Ces agissements influencent certainement sur le dossier, ce qui nous fait craindre que la justice n’est pas indépendante dans cette affaire ».

La défense a fait une requête en annulation de procédure.

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